Il était une fois la galette des rois

Et voilà : Noël est passé, le jour de l’an aussi… Comme tous les ans, on essaye de se motiver pour éviter que les décorations de noël restent jusqu’à la Chandeleur!

Mais une petite voix nous dit “Attends, prends ton temps, de toute façon les rois doivent arriver, après, promis on rangera!”

L’Epiphanie et la galette des rois, deux traditions distinctes

L’origine de l’Épiphanie est très ancienne puisque cette fête était déjà célébrée dès les années 150 en Orient. Avant même que la fête de Noël soit elle même célébrée.

Son origine est religieuse puisqu’on célèbre ce jour-là la “manifestation du Christ” dans le monde. Ce sont à la fois sa naissance, son baptême à l’âge adulte, et son premier miracle aux noces de Cana qui sont alors fêtés.

Sa signification va ensuite évoluer au fil des siècles, et notamment avec l’introduction de la fête de Noël à la fin du IVème siècle. L’Epiphanie devient alors en Occident la fête de l’adoration des mages : Gaspard, Melchior et Balthazar. En Orient cependant, elle reste liée à la célébration du baptême du Christ.

L’origine de la galette des rois est différente puisque qu’elle serait liée aux festins des Saturnales, ces fêtes Romaines célébrées au solstice d’hiver. Un roi était élu par le hasard de jeux de dés ou d’osselets, et esclaves et maîtres étaient tous sur un même pied d’égalités.

Si on ne sait pas exactement comment la galette est née, on peut cependant attester que dès le Moyen-Âge, et même à  la table des rois, on se partageait déjà ce gâteau qui prenait différentes formes : rond ou non, fourré à la frangipane ou à la pomme, brioché et parfumé à la fleur d’oranger… etc.

Joardens, Le roi haricot

Et la fève dans tout ça? 

La fève est un vrai symbole de vie et de fécondité, car c’est une des premières graines comestibles à pousser au printemps. Autrefois c’était donc la véritable graine qui était enfouie dans la galette.

Les fèves en porcelaine font leur apparition en Saxe vers la fin du XIXème siècle, sous la forme tout d’abord d’un petit poupon, que les pâtissiers Parisiens reprendront à leur tour.

Ce n’est qu’au début du XXème siècle que la fève publicitaire voit le jour grâce à un dénommé Lion, propriétaire parisien d’un commerce qui a l’idée d’une fève de porcelaine en forme de pleine lune portant son nom et son adresse au dos.

La tradition de l’Epiphanie dans le monde

En Bulgarie, comme dans de nombreux pays de l’est, notamment la Russie ou l’Ukraine, il est de tradition de se jeter dans l’eau glacée pour attraper une croix jetée par un prêtre orthodoxe.

En Grèce, une colombe est lâchée et on plonge dans l’eau qui a été bénie par un pope avant d’aller déguster des parts de Vassilopita, gâteau traditionnel parfumé à l’orange dans lequel on a glissé une pièce.

En Espagne, les enfants reçoivent ce jour-là des cadeaux de leur famille. La veille, des carrosses paradent dans les rues et les personnes qui ont pris place à bord – dont Melchior, l’un des rois mages – distribuent bonbons et fruits confits à tous.

Enfin au Mexique, les enfants écrivent des lettres aux rois mages. Puis, entourés de leurs proches, ils dégustent une rosca de reyes, une fougasse briochée décorée de fruits confits dans laquelle une fève est cachée. Celui qui la trouve est chargé d’organiser une fête de la Chandeleur pour ceux qui étaient présents.

Finalement, quelque soit la façon de célébrer cette tradition, voilà une occasion d’entrer dans la nouvelle année avec gourmandise et de partager avec ses proches, amis ou collègues, un moment de convivialité sucrée !

Et tant pis pour le plus jeune ! 🙂

Tjena, pixabay

 

 

 

 

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